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Officine Générale multiplie les ouvertures de boutiques pour accélérer son développement

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3 min

Pierre Maheo, fondateur d' Officine Generale

Après l’inauguration en décembre 2021 d’une première boutique à New York et d’une troisième à Paris, l’enseigne de prêt à porter haut de gamme Officine Générale projette d’ouvrir plus d’une douzaine de boutiques d’ici trois ans, notamment sur le sol américain.

Après avoir ouvert sept boutiques à Paris, Londres et New York, Officine Générale poursuit son déploiement en France et aux États-Unis – un projet de longue date –, notamment grâce au soutien du fonds d’investissement américain Untitled Group, entré au capital de la société en mai 2021. Rencontre avec Pierre Mahéo, fondateur de la marque, et Vanessa Bonnefoux, directrice générale.

La French Touch : Comment vous organisez-vous pour coordonner plusieurs ouvertures en simultané ?

Pierre Mahéo : Pour tout gérer, en temps et en heure, il faut des équipes extrêmement motivées. Durant la pandémie, nous avons signé notre première boutique new-yorkaise – notre plus grande à date – par Zoom. On a ensuite dû suivre les travaux à 5 000 km de distance avec des GoPro !

Vanessa Bonnefoux : Comme on a ouvert beaucoup de commerces en France, en Europe et à l’étranger, notamment aux États-Unis, notre expertise nous permet de gagner du temps. Nous avons développé une véritable boîte à outils qui nous permet de gérer 3 ou 4 ouvertures en même temps.

LFT : Justement, quelles seront les prochaines villes à accueillir vos boutiques ?

PM : On finalise actuellement un point de vente à Los Angeles et on est en négociation pour en ouvrir un deuxième à New York. Ensuite, on compte s’attaquer à d’autres villes américaines. Parallèlement, on travaille sur différentes métropoles françaises : on a signé Aix-en-Provence et on s’intéresse aux villes de Lyon, Bordeaux et Lille. On arrive à gérer ces ouvertures en région de manière assez fluide. Si la charge de travail reste conséquente, ça reste plus facile d’ouvrir des boutiques dans son pays qu’à l’autre bout de la planète.

LFT : Comment vous êtes-vous entourés pour mener à bien toutes ces ouvertures ?

VB : Nous sommes accompagnés par un cabinet d’expertise comptable, qui fait partie d’un réseau avec lequel je collabore depuis presque 10 ans. Si nous avons toujours le même avocat, avec qui on travaille sur tous les sujets, même corporate, nous nous sommes aussi attaché les services d’un cabinet américain spécialisé dans les négociations pour nos ouvertures outre-Atlantique. Et je suis en train d’identifier un autre profil d’ avocat pour nous aider sur la partie corporate et mise en place de standards aux États-Unis.

PM : Sur ce genre de marché, difficile d’accès, il faut avoir le bon avocat, celui en qui vous avez entièrement confiance, afin de signer le meilleur bail pour la société.

LFT : Quels défis ou obstacles rencontrez-vous sur le sol américain ?

VB : Les États-Unis sont un pays d’intermédiaires. On n’a jamais les éléments en direct, tout prend du temps et coûte très cher . Par exemple, pour obtenir un simple Terminal de Paiement Electronique (TPE), il nous a fallu pas moins de cinq intermédiaires. Avant d’actionner quoi que ce soit, il y a donc beaucoup de négociations, de vérifications et de validations. Et ensuite, il faut faire preuve d’agilité pour surveiller l’avancement des opérations de manière très précise.

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